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L’Afssa rejette l’étude autrichienne montrant des effets sur le long terme

Par Eric MEUNIER

Publié le 12/03/2009, modifié le 05/03/2026

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En décembre 2008, une étude scientifique portant sur les effets à long terme de la consommation par des souris de maïs transgénique NK603xMon810 était publiée [1]. De leurs résultats, les auteurs concluaient notamment à une diminution de la fertilité des femelles souris surtout à partir de la quatrième génération et à des différences significatives quant au poids des reins ainsi que des différences dans les noyaux des hépatocytes et des cellules de pancréas et de la rate. Après les experts européens qui considéraient en décembre 2008 que des données plus détaillées étaient nécessaires pour mieux interpréter les résultats [2], ce sont les experts français de l’Afssa qui ont réagi à cette étude en mars 2009 [3]. A leur tour, ils considèrent que « les données présentées dans cette étude ne permettent pas de conclure qu’une alimentation à base de maïs NK603xMON810 affecte les fonctions de reproduction chez la souris. Elles ne remettent pas en cause la sécurité sanitaire de ces maïs et de leurs produits dérivés et donc les conclusions de l’avis du 13 septembre 2005 ». Mais dans ses remarques préliminaires, l’Afssa va plus loin que l’Efsa, soulignant notamment que « cette étude ne fait pas état d’un suivi des Bonnes Pratiques de Laboratoire pour les expérimentations mises en œuvre », que des études comportementales sexuelles auraient dû être conduites. L’Afssa souligne également des erreurs de calculs déjà relevées par l’Efsa. Interrogée par Inf’OGM, le Dr Velimirov, co-auteur de cette étude, explique qu’il s’agit d’une étude non encore publiée, et que d’autres données non publiques doivent servir à un approfondissement des calculs statistiques. Mais surtout, toujours selon ce chercheur, les protocoles utilisés ont bien suivi les bonnes pratiques même s’ils ont été adaptés à l’expérience, ce qui pour le Dr Velimirov est « une procédure assez courante dans les projets de recherche ».
Encore une fois donc, des experts réagissent à une étude d’impacts potentiels sur le long terme en relevant les insuffisances de cette étude. Si les résultats mêmes sont encore sujets à discussion, il apparaît en tout cas que de telles études sont faisables puisque critiquables par des experts sur le fond et la forme. Et bien que les experts français et européens admettent implicitement la pertinence de telles études, ils continuent pourtant à ne pas en réclamer aux pétitionnaires. Sur ce sujet, Frédéric Jacquemart, du Groupe International d’Etudes Transdisciplinaires (GIET), souligne que cette structure n’a toujours pas reçu de réponse à sa question adressée en 2008 à la Commission européenne et qui demandait si les tests pratiqués permettaient d’exclure, au risque statistique près, que cette PGM était toxique [4].

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