Qui sommes-nous ?
Inf’OGM est une association loi 1901 née en 1999 qui publie une information indépendante et critique.
Inf’OGM est une veille citoyenne qui décrypte l’actualité mondiale et propose un service unique d’information francophone sur les OGM, les biotechnologies, les brevets et les semences.
Sa mission est de favoriser et de nourrir le débat démocratique par une information critique, indépendante et accessible à tout public. Inf’OGM œuvre pour une véritable transparence du débat OGM.
Inf’OGM est membre fondateur du Syndicat de la presse pas pareille.

Au cours de la dernière décennie, les biotechnologies se sont déployées dans de nombreux domaines.
Lorsque Inf’OGM a été créé il y a plus de 25 ans, nos articles et enquêtes s’intéressaient principalement aux plantes transgéniques (maïs insecticide Bt ou sojas Roundup Ready), aux entreprises qui les produisaient et aux brevets qui les accompagnaient.
Depuis, les biotechs ont conquis d’autres sphères. L’infographie ci-dessus illustre l’élargissement de ces domaines, autant de sujets couverts ou à couvrir par Inf’OGM.
Tout d’abord, de nouveaux outils au service des biotechs sont apparus. Les recherches et applications se sont multipliées au cours de la dernière décennie, que ce soit sur les nouvelles techniques génomiques (NTG), dont Crispr/Cas9, le forçage génétique, les nanobiotechnologies, ou encore la biologie de synthèse.
Un nouveau sujet va également modifier en profondeur les biotech : la numérisation du vivant. Les entreprises sont en train de séquencer des milliers d’organismes vivants, de stocker les données dans des data center et de déposer des demandes de brevets sur ces séquences génétiques… Les algorithmes (aussi appelésIA) sont désormais utilisés pour modifier génétiquement des plantes. L’accélération que ces outils permettent est sans commune mesure, mais les risques et les enjeux le sont tout autant.
Le domaine de la santé humaine n’échappe pas non plus aux biotechs : les vaccins à ARNm, apparus pendant la crise de la COVID, sont l’exemple le plus connu. Ces vaccins, issus de modification génétique, sont de plus en plus nombreux. Mais les thérapies géniques ou les discussions autour de l’humain augmenté doivent aussi être renseignées.
En agriculture, deux nouveaux dossiers se sont ajoutés aux précédents : l’agritech (ou agriculture dite «de précision »), qui unit la génétique, le numérique et la robotique, et le biocontrôle, dont la définition volontairement floue permettra d’inclure, en Europe, à plus ou moins longue échéance, des pesticides génétiques (pulvérisation d’ARNi) ou des micro-organismes OGM.
L’économie de la biomasse (aussi appelée bioéconomie) est d’ores et déjà sollicitée par les biotechs.
Si les plantes constituaient jusqu’à récemment les cibles principales des biotechs, les micro-organismes OGM – bactérie, champignon, algue, virus – sont dorénavant sur le devant de la scène. Nouvel eldorado, ils permettront de fabriquer des molécules pour remplacer le pétrole, seront utilisés dans l’alimentation ou serviront d’engrais. Enfin, les animaux, longtemps mis de côté, car techniquement compliqués à modifier, pourraient, grâce aux nouveaux outils de modification génétique, reprendre du poil de la bête. Le projet de déréglementation des OGM végétaux issus des NTG est le cheval de Troie pour déréglementer l’ensemble du vivant.
Aujourd’hui, ce que nous constatons collectivement, c’est un déploiement tous azimuts des biotechs qui renforce l’artificialisation et la privatisation du vivant.
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