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ITALIE – Menace sur le moratoire
En Europe, l’Italie fait traditionnellement partie des pays opposés aux OGM : pas de cultures commerciales d’OGM, un réseau de régions sans OGM important (plus de 15 régions sur 20 sont déclarées sans OGM), et une grande majorité d’italiens opposés à l’utilisation des biotechnologies.
Mais, fin octobre, Maurizio Sacconi, ministre de la Santé, a déclaré que l’Italie devrait lever son moratoire de fait sur la culture des PGM. Dans le même temps, un sondage montrait que 67% des agriculteurs lombards (première région italienne de culture de maïs) étaient prêts à se lancer dans la culture de maïs GM. Ces éléments annonceraient-ils un revirement de l’Italie sur le dossier des OGM ?
Selon Luca Colombo, de la Fondazione Diritti Genetici (organisme de recherche et de communication sur la biotechnologie), les déclarations de Sacconi sont d’autant plus graves que son épouse est la directrice de Farmindustria, une association de promotion des intérêts des industries pharmaceutiques, comme le mentionnait la revue Nature en août dernier [1]. Mais plus généralement, selon lui, même si la position de Silvio Berlusconi est plutôt favorable aux OGM, les ministres clefs sur le dossier ne sont pas tous d’accord : le ministre de l’Agriculture, par exemple, reste plutôt sceptique vis-à-vis de la culture des OGM. En outre, selon lui, le populisme de Silvio Berlusconi a tendance à jouer en faveur d’un maintien des positions actuelles.
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