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Europe : chute du nombre d’essais en champs entre 2012 et 2017

Par Eric MEUNIER

Publié le 23/06/2017, modifié le 09/03/2026

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Entre 1991 et juin 2012, 2 589 demandes d’essais en champs ont été déposées dans l’Union européenne. Sur les 85 plantes testées, on trouve en priorité du maïs (36 %), du colza (15 %), de la pomme de terre (12 %) et de la betterave (11 %). Et deux pays dominaient largement : l’Espagne (23 % des demandes) et la France (22 %).

Entre 2013 et 2017, 61 demandes ont été déposées. Si l’Espagne continue sa course en leader incontesté (47 %), la Suède a pris la seconde place (23 %). Et en France la seule demande – qui concernait un peuplier transgénique – n’a finalement pas abouti. Le maïs reste la plante emblématique avec 28 % des demandes, on trouve ensuite des peupliers (13 %), des pommes de terre (11 %) et des betteraves (9 %). Le changement, c’est aussi l’arrivée de trois autres cultures oléagineuses – caméline, crambe, passerage champêtre – de la famille des Brassicaceae, une famille largement présente en Europe et qui se dissémine facilement.

Originalité de la période, neuf dossiers sur 61 ne sont pas « que » des plantes transgéniques : sept dossiers concernent des plantes dont le gène d’intérêt inséré est de la même espèce mais avec des éléments d’autres espèces ; un concerne l’insertion par transgenèse d’une séquence préalablement modifiée par Crispr ; et enfin, un dossier concerne Arabidopsis, utilisée comme modèle de recherche fondamentale, et modifiée afin d’éteindre l’expression de certains gènes. Dernier cas particulier, un tabac modifié avec un gène humain afin d’accroître sa biomasse a été autorisé en Espagne en 2017.

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