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ETATS-UNIS – OGM : Limagrain se développe hors Union européenne

Par Eric MEUNIER

Publié le 20/03/2013, modifié le 09/03/2026

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En 2011, le français Limagrain a monté, en partenariat à 50/50 avec l’entreprise néerlandaise KWS, une structure appelée Genective, qui développera des variétés de maïs génétiquement modifiées [1]. Les deux entreprises annoncent que ce partenariat leur permettra de « partager les coûts, accélérer les développements et élargir les programmes. [Il] renforcera notre capacité d’implantation sur des marchés OGM potentiels en Europe et en Asie, sur des marchés OGM déjà existants et élargira notre offre auprès des clients ». Si aucun dossier n’a encore été déposé en Europe, ce n’est pas le cas aux États-Unis où Genective a déposé, en décembre 2011, une demande d’autorisation pour le maïs VCO-01981-5 tolérant le glyphosate, conjointement avec Bayer CropScience [2]. Cette demande est toujours en cours d’étude.

Ce maïs a été génétiquement modifié par insertion d’un transgène contenant le gène grg23ace5 codant une forme mutée de la protéine EPSPS (dite protéine EPSPS ACE5) [3]. Selon le service du ministère de l’Agriculture en charge de la demande (Aphis), ce transgène a été testé dans des maïs dans le cadre de plusieurs essais en champs aux Etats-Unis et à Porto Rico à partir de 2008, des essais menés par l’entreprise Athenix. C’est également en 2008 qu’Athenix signait un accord de licence avec Vilmorin pour développer un maïs GM intégrant le transgène VCO-01981-5. Et en 2011, Vilmorin transférait à Genective cet accord alors que Athenix avait été rachetée en 2009 par Bayer CropScience. D’où une demande d’autorisation déposée en 2011 et portée par Genective et Bayer CropScience. Des demandes d’autorisations similaires sont annoncées pour d’autres pays ou Régions comme le Canada, l’Union européenne, le Japon…

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