Plaidoyer pour des semences du terroir

Après son livre sur les huîtres, Catherine Flohic, autrice-éditrice, publie un second recueil, tout aussi impressionnant par son format (357 pages, en 21x 24) et ses nombreuses photos, cette fois-ci sur les semences.
Sept chapitres le composent, jalonnés d’interviews : depuis « La terre », avec le couple Bourguignon, jusqu’aux « Engagements », avec notamment le sénateur Joël Labbé, en pointe en ce moment sur les amendements présentés sur le projet de loi Équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire (loi issue des EGA) ou encore le généticien des populations, Pierre-Henri Gouyon.
Entre les deux, des interviews aussi bien de militants des semences paysannes (dont Guy Kastler, de la Confédération paysanne – voir en p. 20 de ce numéro – ou Ananda Guillet de Kokopelli), que des organisations ou sociétés semencières (Gnis et Bayer-Monsanto) ; des chercheurs (Véronique Chable ou François Léger, de l’Inra), de nombreux paysans (dont le célèbre cultivateur de tomates Pascal Poot), mais aussi des animateurs d’Amap, de circuits de distribution (Biocoop), ou encore des chefs cuisiniers. Le fil rouge ? Catherine Flohic le définit ainsi : « Le silence fragile d’une graine en dormance (…) et le miracle de sa germination. J’ai compris toute la vie que la plante porte en graines, dans une impérieuse nécessité d’enfanter… Et il se joue autour des semences, depuis leur appropriation par quelques grands groupes mondiaux de semenciers-industriels de l’agrochimie, une guerre de pouvoir et d’argent ».
Le ton est donné… et assumé. À Bayer, elle fait d’ailleurs remarquer : « il s’agit pour une entreprise comme la vôtre de produire et de gagner de l’argent sur tous les fronts ».
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