Mobilisations européennes contre l’agriculture industrielle
Fin octobre, à plusieurs reprises, les citoyens et militants européens ont dénoncé un système alimentaire et agricole qu’ils considèrent comme « en faillite ».
A Gand, en Belgique, a eu lieu le 28 octobre 2014, le procès en appel de onze « patatistes », qui avaient détruit des pommes de terres transgéniques en 2011. Le tribunal a montré pour la première fois les images de l’action de 2011. Malgré cette avancée, le Procureur n’a rien changé : ni le chef d’inculpation (association de malfaiteurs, destruction, vol et rébellion), ni le jugement de la première instance. Délibéré prévu le 23 décembre 2014.
Le même jour, à Amiens, étaient jugés neuf militants de la Confédération paysanne. Ces derniers avaient « déboulonné » quelques éléments de la salle de traite de la ferme des 1000 vaches. Ils ont été condamnés à de la prison avec sursis et des amendes et ont décidé de faire appel.
Ces deux actions posent la même question : comment juger d’une action de désobéissance civile non-violente réalisée dans un but politique et syndical ? Les « patatistes » comme les paysans dénoncent une agriculture industrielle aux conséquences sociales et environnementales négatives.
A Munich (Allemagne), au siège du bureau européen des brevets, une grande manifestation était organisée le 27 octobre pour dénoncer la politique des brevets qui restreint l’accès aux ressources génétiques, et entrave sévèrement l’innovation et la sélection. Pour les organisations, « l’agro-biodiversité et l’adaptabilité des systèmes de production alimentaire à réagir aux défis du changement climatique sont mis à l’épreuve ». Pour elles, les brevets sont un outil, parmi d’autres, mis en place pour favoriser l’agriculture industrielle.
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

