Comprendre en dessins la privatisation du vivant

Une nouvelle BD vient de paraître pour expliquer et dénoncer la privatisation du vivant par les entreprises semencières, via les brevets et autres Certificats d’obtention végétale (COV).
Dans un scénario qui allie la vie présente d’une paysanne (pages couleur) et l’historique des entreprises semencières et des lois (pages en noir et blanc), Confédération paysanne, Réseau semences paysannes (RSP), et Amis de la Conf’ se sont joints pour expliquer au profane – en 26 pages, une gageure – l’histoire complexe de la semence.
Fil d’Ariane : on suit une fille de paysans qui, après des études d’agronomie, commence une carrière de généticienne chez un semencier. Contrainte de travailler pour mettre au point des OGM, elle démissionne, reprend la ferme parentale, et se lance dans l’agriculture biologique et les semences paysannes. Scénario hyper caricatural donc, mais du coup très pédagogique, où chaque notion (y compris la biologie de la plante, le catalogue des semences, la transgenèse, jusqu’aux nouveaux OGM…) se retrouve facilement grâce au sommaire détaillé.
En toile de fond, les mobilisations citoyennes (fauchages…) sont évoquées, ainsi que la démarche générale de l’agriculture paysanne pour « gagner en autonomie ». Et la conclusion, qui évoque l’interdiction de commercialiser les semences bios non inscrites au catalogue, sera bientôt caduque : l’UE vient en effet d’autoriser cette commercialisation à partir de 2021 !
À noter que les coûts de production de cette BD ont été co-financés par la réserve parlementaire de Corinne Bouchoux, ex sénatrice verte, et complétés par un financement participatif.
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

