CANADA – Blé génétiquement modifié
L’association Greenpeace vient d’adresser au gouvernement canadien un rapport sur les conséquences des autorisations de culture de blé génétiquement modifié. Le rapport dégage six consé-quences majeures d’une telle culture : 1) perte du marché d’exportation canadien et américain ; 2) problèmes de contamination d’autres cultures et de l’alimentation ; 3) diminution de la variété des ressources phytogénétiques du Canada et perte du label qualité ; 4) absence de bénéfices couvrant les frais de cultures du blé transgénique ; 5) utilisation accrue de pesticides et ses conséquences écologiques ; 6) absence de sécurité pour la protection de l’environnement. Marc Loiselle, du Saskatchewan Organic Directorate, considère que « Monsanto et le gouvernement canadien semblent ne pas être conscients des enjeux de telles décisions sur la santé économique des agriculteurs canadiens et l’exportation de leurs produits agricoles ». René Van Acker, chercheur sur les « mauvaises herbes » à l’Université du Manitoba – Canada, est intervenu lors de la Convention Annuelle de l’Union Nationale des Agriculteurs pour affirmer que l’utilisation de blé Round Up Ready coûterait 12 à 25 dollars par hectare de plus que l’utilisation de semences non modifiées génétiquement. Cette augmentation serait due à la nécessité pour l’agriculteur d’utiliser un produit supplémentaire, le MCPA. Cet herbicide acide a pour objectif de se débarrasser des mauvaises herbes et des grains de blé cross pollinisées avant tout ensemencement, comme cela se fait déjà pour les cultures de colza transgénique.
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