Adopter un cochon OGM nain
Si aucun animal génétiquement modifié n’a encore reçu d’autorisation commerciale en vue d’être consommé par des humains, nous avons déjà noté de nombreuses expériences pour faire produire par des animaux transgéniques des molécules thérapeutiques ou industrielles. Nous avons aussi évoqué les petits poissons bigarrés et fluorescents, destinés aux aquariums [1]. Ces derniers sont toujours interdits dans l’Union européenne, pourtant la Belgique vient de tirer à nouveau la sonnette d’alarme devant la prolifération de saisies de ces poissons GM à ses frontières en provenance, notamment, du Sri Lanka. Un nouvel animal transgénique de compagnie est sur le point d’être mis sur le marché, en Chine, pour la modique somme de 1430 euros : un cochon nain qui reste vraiment nain [2]. Les scientifiques du Beijin Genomics Institut ont utilisé la technologie des TALEN pour désactiver une des deux copies du gène responsable de la production de l’hormone de croissance. Toujours en Chine, un autre animal domestique a été génétiquement modifié : des chiens de race Beagle. En utilisant les ciseaux à ADN Crispr/Cas9, des chercheurs du Guangzhou Institutes of Biomedicine and Health ont réussi (avec cependant un taux d’échec important) à bloquer le gène responsable de la myostatine. Ils espèrent produire des chiens plus musclés, qui courent plus vite afin de les vendre aux chasseurs… voire à l’armée [3]. Dans l’Union européenne, ni ce cochon ni ce chien GM ne sont autorisés. Mais pour autant, en resteront-ils longtemps absents ?
[1] , « Commercialisation d’un poisson transgénique », Inf’OGM, 2 février 2004
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