12 octobre : une nouvelle journée internationale contre Monsanto et les OGM
Nous avions évoqué la première journée internationale pour exprimer le rejet du monde selon Monsanto, des OGM et de la privatisation du vivant, relayée principalement par les réseaux sociaux. Ce fut un succès. Quelques jours après, a été décidé d’une nouvelle date pour continuer la mobilisation. Nouveau succès : près de 60 pays et environ 500 villes ont répondu à l’appel [1]. Le plus souvent, ce sont des marches qui ont été organisées, comme à Paris, Nîmes, Saint-Pierre et Saint-Denis de La Réunion, Nouméa, Bruxelles, Montréal, Mexico, Madrid, Bogota, Quito, Buenos Aires, Tokyo, Séoul, Dakar, Pretoria…
Quelques actions plus spectaculaires ont égayé cette journée. Ainsi, en France, des militants dont de nombreux faucheurs volontaires, ont soudé une chaîne sur la grille d’entrée de plusieurs sites de Monsanto à Monbéqui (Tarn-et-Garonne) et à Trèbes (Aude). A Brest, c’est le site de Cargill qui a été visé, après avoir tenté d’investir un MacDonald’s dont les grilles étaient fermées. Alliée de Monsanto dans le transport international du soja en Europe, l’entreprise Cargill semble peu encline à favoriser des filières non OGM comme Inf’OGM l’a déjà montré. A Washinton, les manifestants ont jeté des vrais billets de banque dans le Sénat pour protester contre la mansuétude des Parlementaires vis-à-vis des entreprises de biotechnologies en rappelant le Monsanto Protection Act.
Jose Bové, à Toulouse, a rappelé que « l’objectif des Monsanto, Bayer, BASF ou Limagrain, c’est le monopole des semences. […] Ils ne supportent pas que le vivant se reproduise gratuitement dans les champs ».
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