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ALLEMAGNE – La ministre de l’Agriculture contrainte à autoriser un essai de pomme de terre GM

Par Christophe NOISETTE

Publié le 31/05/2009, modifié le 27/02/2025

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La décision de la ministre de l’Agriculture, Ilse Aigner, d’interdire la culture du maïs Mon810, a semé un doute sur le devenir des essais en champs de pomme de terre transgénique Amflora. BASF, l’entreprise en charge de ces essais, avait aussitôt prévenu la ministre qu’une interdiction des essais serait néfaste à la place de l’Allemagne dans la recherche.
La pression est montée d’un cran, suite à l’intervention, le 22 avril 2009, du porte-parole de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU, le parti de la ministre). Ce dernier a en effet appelé Mme Aigner à interdire la culture des pommes de terre transgéniques. La ministre était alors confrontée à un dilemme : soit elle entrait en conflit avec la Chancelière Angela Merkel, chef du CDU, un allié du CSU, et avec la ministre de la Recherche, Annette Schavan, toutes deux favorables à de telles cultures, soit elle s’éloignait de sa base électorale.
La Chancelière est alors montée au créneau pour défendre les essais. Elle a rappelé que des millions d’euros avaient été investis dans le développement de cette PGM et que « ce fait ne peut pas être écarté à cause d’un sentiment actuel d’hostilité ».
Finalement, fin avril, la ministre a annoncé [1] qu’elle ne s’opposerait pas aux essais en champs demandés par BASF. Elle a cependant demandé que soient renforcées les mesures de confinement et elle n’a délivré une autorisation que pour 20 hectares sur les 40 demandés.
En 2008, la pomme de terre GM Amflora avait été expérimentée sur 150 hectares.

[1Süddeutsche Zeitung, 22 avril 2009

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