
Biopiraterie
Les États-Unis séquencent sans partage leur banque nationale de semences
Le ministère étasunien de l’agriculture vient d’annoncer débloquer 180 millions de dollars pour le séquençage de sa banque nationale de semences. Il précise que les informations de séquençage numériques (DSI) générées seront « propriété intellectuelle étasunienne » et que les mécanismes internationaux de partage des avantages ne s’étendent pas à ces DSI. Alors que cette question de partage est toujours débattue à l’international, ce projet illustre la logique d’appropriation et de prédation économique étasunienne. Les DSI sont pourtant tirées d’une biodiversité que les paysans et les communautés ont développé, sélectionné, préservé et renouvelé depuis des millénaires.

Canada : un porc OGM autorisé sans étiquetage obligatoire
Le Canada a autorisé, le 23 janvier 2026, la commercialisation et l’utilisation en alimentation humaine et animale de porcs génétiquement modifiés pour résister à une maladie virale. Déclaré sans risque pour la santé par les autorités canadiennes, ces dernières n’ont pas exigé de préciser, sur des étiquettes, la nature OGM des produits qui en sont issus, ce que dénonce notamment l’association Vigilance OGM.

Nouvelles techniques génomiques (OGM/NTG)
Les États-Unis réglementent les OGM/NTG
Contrairement à l’Union européenne, aux États-Unis les OGM obtenus par de nouvelles techniques (NTG) sont soumis à la législation fédérale sur les OGM. Ils peuvent faire l’objet d’une évaluation des risques et, depuis 2018, d’un étiquetage et d’une obligation de détectabilité. Si l’administration étasunienne a voulu les déréglementer en 2020, une décision de justice de décembre 2024 a contrecarré ses plans.

Equivalence substantielle
MEXIQUE – Maïs à gènes empilés : quels risques ?
Bien que passée loin des regards médiatiques, une victoire à été obtenue au Mexique, le 17 mars 2025, par les peuples autochtones et certains scientifiques : l’interdiction de culture de maïs OGM a été inscrite dans la Constitution nationale. Plus récemment, le 21 janvier 2026, une autre victoire d’étape a été gagnée par les tenants de cette lutte autour de la problématique des risques des maïs OGM importés des États-Unis. Mais quels sont ces maïs et quels risques font-ils peser ?

Santé
Autorisation
Le vaccin à ARNm contre la grippe verra-t-il le jour ?
Fin novembre 2025, le New England Journal of Medecine publiait un article concernant un essai clinique de vaccin à ARN messager contre la grippe saisonnière. L’article était rédigé par des chercheurs travaillant pour Pfizer, le vaccin ayant été élaboré par cette même entreprise. Celle-ci s’attache à montrer que son vaccin surpasserait en efficacité les vaccins conventionnels. Des experts indépendants ont cependant montré des omissions majeures et des incohérences dans cette publication, qui minimisent, voire remettent en question, les conclusions de l’essai.

Journal
Économie
Essai en champ
GreenLight Biosciences : l’ARN à tous les étages
Agronomie
Acquisition de résistance
OGM et rendements : pas de lien de cause à effet
La question des rendements des plantes génétiquement modifiées est importante. Elle est en effet au cœur des promesses des biotechnologies végétales, notamment de celle d’en finir avec la faim dans le monde. Inf’OGM évoque ici cette question selon deux angles : d’un point de vue théorique, en rendant compte d’un article scientifique, et d’un point de vue « terrain », avec l’évolution des rendements du maïs Bt en Afrique du Sud.
Journal
Biocontrôle
L’ARN interférent : une face cachée du biocontrôle
Santé
Biologie synthétique
Les nanotechnologies au service des biotechnologies
Dans le domaine des biotechnologies, les nanoparticules sont surtout utilisées comme vecteurs. Elles ont pour mission de permettre à de grosses molécules de pénétrer dans les cellules où les modifications génétiques doivent être faites. Développé récemment, ce domaine répond aux même logiques économiques que celui des autres biotechnologies : recherche publique pour les notions fondamentales, création de startups et brevets pour la privatisation du développement commercial. Exemple d’un acteur du domaine.
Biologie synthétique
Belgique : des vers transgéniques au comportement modifié
En octobre 2023, un consortium public/privé, sous la responsabilité de l’université de Namur (Belgique), inaugurait le projet européen BABots (en anglais : Biological Animal roBots). Le premier Babot actuellement en cours de construction par ce consortium est un nématode génétiquement modifié censé être piloté comme un robot. Pourtant, ces vers ne sont pas réellement pilotés et sont, en fait, loin d’être des robots. Ce projet s’inscrit dans la logique de la convergence des technologies connues sous le nom de BANG (pour Bit, Atome, Neurone et Gène).

Brevets
Conflit autour d’une tomate violette
Menacé par des brevets appartenant à l’entreprise anglaise Norfolk Plant Sciences, le semencier étasunien Baker Creek Heirloom Seed a décidé de retirer de son catalogue 2024 une tomate dite « violette » ou « pourpre », riche en antioxydants. Ce conflit entre semenciers a pour base un brevet de Norfolk sur une tomate transgénique non autorisée dans l’Union européenne.

Santé
Innovation
Origine du Sars-CoV-2 : hypothèses entrecroisées et complexité biologique
L’origine du virus Sars-CoV-2 fait toujours l’objet de controverses. A ce jour, deux hypothèses co-existent. Le virus proviendrait soit de virus de chauves-souris qui auraient évolué jusqu’à devenir infectieux pour l’espèce humaine (thèse de la zoonose), soit d’un virus modifié en laboratoire et rendu infectieux pour l’Homme (thèse de la fuite de laboratoire). Des publications scientifiques récentes montrent que les caractéristiques génétiques du Sars-CoV-2 sont incompatibles avec l’ingénierie génétique seule ou une zoonose seule. Une complémentarité de ces deux hypothèses est envisagée ainsi qu’un temps long d’évolution du virus dans le corps humain.

