OGM – Coexistence : distances de sécurité
Deux chercheurs, Daniel Skinner (Université de l’Etat de Washington) et Paul St. Amand (Université de l’Etat du Kansas), ont travaillé sur les distances d’isolation pour les cultures de luzerne (Medicago sativa) transgénique, plante qui a besoin des insectes pour la pollinisation [1]. Ils ont ainsi planté de la luzerne porteuse d’un marqueur moléculaire rare mais naturel, ce qui leur a permis de suivre le pollen. Pour eux, la distance minimale doit être, au minimum, de 1500 mètres. Cependant, ils ont remarqué que certains pollinisateurs parcouraient des distances plus grandes ; mais ces mouvements n’ont pu être détectés de façon précise, faute de pièges placés sur de telles distances.
Suite à une étude de 6 ans, le centre de recherche du Saskatoon (Canada) estime que la pollution génétique, liée au soja ou au colza, est telle qu’il est désormais très difficile de cultiver ces plantes de façon conventionnelle ou biologique. Il demande donc de mettre en place des zones clairement séparées. Cette idée est partagée par plusieurs scientifiques, dont Jeremy Sweet du National Institute of Agricultural Botany à Cambridge. Il précise que cette démarche est déjà utilisée pour préserver les variétés d’élite des betteraves à sucre et des pommes de terre d’une éventuelle contamination. Actuellement, au Canada, les distances entre des cultures de colza conventionnel et transgénique sont de 175m pour la production de semences et de 100m pour la production alimentaire ou d’huile.
[1] New Scientist, 24 novembre 2001
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