INTERNATIONAL – Contamination de papayes
Greenpeace a révélé que le gouvernement de Hong-Kong avait notifié à plusieurs agriculteurs (dont 18 en agriculture bio) qu’en 2005 des semences de papayes en partie transgéniques avaient été distribuées [1]. Les 300 papayers ont été récoltés en décembre 2005 et les fruits vendus sur le marché. Le gouvernement demande désormais aux agriculteurs de détruire ces arbres. En l’absence de loi sur les OGM, ces papayers ne sont pas illégaux, reconnaît le responsable de Greenpeace, même s’il précise qu’aucun pays ne les a autorisés. Greenpeace a aidé des agriculteurs à détruire une centaine de papayers dont la nature transgénique avait été confirmée par une analyse du laboratoire GeneScan. Le Ministère de l’Agriculture, de son côté, affirme enquêter pour déterminer précisément où ont été cultivés ces papayers GM. Il affirme aussi que les semences viennent d’un institut de recherche chinois qui aurait certifié qu’elles n’étaient pas GM. Au Vénézuela [2], les essais de papayes GM ont été annulés suite à un avis défavorable de médecins quant à leur consommation. Des demandes d’autorisation ont été déposées au Mexique, en Australie, à Taïwan, au Brésil mais n’ont toujours pas été acceptées. Enfin, différentes analyses réalisées à Hawaï prouvent que depuis 2003 des papayes cultivées sont contaminées (jusqu’à 50% dans certaines îles). De nombreux producteurs biologiques ont donc décidé de ne plus cultiver de papayers.
[1] http://asia.news.yahoo.com/060313/k…, 13 mars 2006
[2] http://www.bangkokpost.com/News/27A…, 27 avril 2006
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