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ALLEMAGNE – Quantité de protéine Bt dans le maïs Mon810 : des protocoles contradictoires

Par Eric MEUNIER

Publié le 31/12/2007, modifié le 09/03/2026

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En juin 2007, Greenpeace Allemagne rendait public des résultats d’analyse montrant que la quantité de protéine Bt présente dans une plante transgénique variait au sein même d’un champ, d’une plante à une autre, ainsi que selon la région géographique où se trouve le champ. En novembre 2007, l’association indique cette fois que des analyses effectuées par plusieurs techniques sur un même matériel végétal peuvent conduire à des résultats différents [1]. Pour se faire, Greenpeace a demandé au laboratoire Ecostrat d’analyser ses échantillons, qui avaient été prélevés en juin 2007 en Allemagne, en utilisant simultanément deux techniques : le kit ELISA Agdia et un protocole similaire à celui utilisé par Monsanto. Des résultats obtenus émergent des variations de 5 à 100%. La tige fournit les résultats les moins disparates (moyenne de 11 à 14% de différence) alors que les variations pour les racines sont extrêmes (100% de différence). Pour les graines, la divergence observée est d’une moyenne de 28%. Enfin, le protocole similaire à celui de Monsanto a livré les résultats les plus bas. Pour Greenpeace, la méconnaissance de cette donnée implique que l’évaluation des impacts sur l’environnement des PGM ne peut être faite de manière satisfaisante. L’association allemande demande donc à ce que soit mis en place un protocole standard de quantification de la protéine Bt dans les plantes transgéniques et dans l’environnement, et que ce protocole soit utilisé pour étudier les quantités de protéines Bt présentes dans une plante en fonction des variétés et des conditions environnementales de cultures. Enfin, l’association demande à ce que les études d’impacts sur l’environnement déjà effectuées soient donc reconduites, sur base de ces nouvelles données.

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