Actualités
France – Fichage génétique : une nouvelle relaxe

Bruno Strée, un faucheur inculpé dans une action de destruction de tournesol muté [1], avait refusé de donner son empreinte génétique (ADN). Poursuivi par le ministère public, il a été relaxé le 10 avril 2018 par le Tribunal de Foix.
Dans le code de procédure pénale, le fait d’être reconnu coupable de « détérioration de bien » permet à l’État de ficher la personne au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), initialement créé pour les criminels de guerre et les agresseurs sexuels. Cette extension a été vivement critiquée et l’est encore par les mouvements sociaux [2].
L’avocat de Bruno Strée a rappelé aux juges que la France avait été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour la gestion de ce fichier [3].
[1] , « FRANCE – OGM : des tournesols mutés détruits en 2010 : rejet de la Cassation », Inf’OGM, 1er juin 2016
[2] , « Fauchages d’OGM : des avocats qui font avancer le droit », Inf’OGM, 21 juin 2017
[3] , « Empreintes génétiques : la France condamnée », Inf’OGM, 7 juillet 2017
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

