Actualités
AUSTRALIE – Le sans OGM fait recette dans l’agro-alimentaire
A l’heure où les moratoires mis en place par les Etats australiens de Victoria, du South Australia (SA) et de New South Wales (NSW) sont sur la sellette, on assiste à une mobilisation sans précédent des acteurs économiques. Ainsi, en janvier 2008, la chaîne de supermarchés Foodland, qui possède 109 magasins, a clairement affiché sa volonté de ne plus utiliser d’ingrédients d’origine transgénique dans les 160 produits qu’elle distribue sous sa propre marque. Cette entreprise a aussi pris position pour l’adoption d’une loi qui rende obligatoire l’étiquetage des OGM. En novembre 2007, l’entreprise agro-alimentaire Goodman Fielder – qui possède plusieurs marques d’ampleur international, comme Meadow Lea, Praise, White Wings, et Helga’s, – et Tatiara Meat Company – qui exporte du mouton notamment auprès de Carrefour, Intermarché, Métro – ont, eux aussi, pris position, demandant un maintien des moratoires sur la culture d’OGM pour au moins encore cinq ans. Ces entreprises bénéficient en effet d’un meilleur prix sur le marché international du fait d’une alimentation sans OGM de leurs animaux. Le ministre de l’Agriculture de l’Etat de l’Australie de l’Ouest, Kim Chance, a non seulement accueilli favorablement l’appel en faveur du moratoire de Goodman Fielder, mais il a aussi dénoncé comme non fondé scientifiquement, un rapport rédigé par Rick Roush (Université de Melbourne) qui affirmait que les OGM permettraient d’augmenter de 30% les rendements. Enfin, un sondage, conduit par la Swinburne University, montre que 30% des Australiens se “sentent à l’aise” (en anglais « were comfortable ») avec les plantes GM destinées à l’alimentation mais ce pourcentage tombe à 19% avec les animaux GM destinés à l’alimentation.
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

