Politiser joyeusement notre cohabitation avec le vivant

Dans cet ouvrage, le philosophe de terrain, Baptiste Morizot, montre la nécessité d’un renversement du comportement humain face aux désastres écologiques. Il propose pour cela d’inventer avec le vivant des nouvelles formes de réciprocité.
Il nous faut considérer tous nos compagnons de vie, présents bien avant nous sur cette planète et à l’origine de notre existence, doués d’interdépendance et de splendide prodigalité, non plus comme des ressources, mais comme des alliés.
L’exploitation extractiviste part du « postulat d’une déficience des dynamiques du vivant à assurer la rentabilité exigée au milieu » et le mythe que nous produisons notre subsistance est nécessaire pour justifier l’appropriation du vivant par sa brevetabilité.
Mais il nous faut sortir de cette très ancienne et tenace conviction qui considère que nous produisons ce qui nous nourrit et que nous sommes les maîtres de la sélection, car celle-ci est avant tout le fruit des variations des êtres vivants.
Tout l’enjeu de cette éco-évolution est de sortir des impasses du dualisme exploitation/sanctuarisation grâce à « la nature pyrique » du vivant qui vient de sa puissance autonome de régénération. Il faut « maintenir et recréer les conditions pour que ces braises reprennent : habitats, milieux sains, non fragmentés et sans intrants chimiques destructeurs, populations connectées génétiquement, foyers de libre évolution protégés, corridors pour les relier ».
L’auteur s’appuie sur de nombreux cas concrets, de l’agroécologie paysanne aux équilibres retrouvés par de simples expériences de libre évolution du milieu, en passant par des projets croissants de recherche agronomique sur la reconception des systèmes agricoles axée sur la dynamisation des équilibres biologiques.
Ce livre est un appel à faire front commun pour « politiser l’émerveillement ».
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

