Commercialisation d’un poisson transgénique
Les aquariums américains vont bientôt contenir un poisson rouge fluo baptisé « Frankenfish” par ses détracteurs, deuxième animal domestique transgénique après le poisson taïwanais “NightPearl” (cf. Inf’OGM n°44). Le “GloFish” va être vendu à des magasins spécialisés triés sur le volet, avant leur commercialisation officielle le 5 janvier. Il sera alors disponible partout, sauf en Californie, état qui interdit l’usage d’animaux transgéniques par peur du danger qu’ils représentent pour les populations locales. De même, l’état du Michigan, où les poissons transgéniques sont considérés comme des espèces invasives, pénalisera toute tentative de dissémination de ce poisson dans les eaux territoriales. Pour créer le “GloFish” [1], les chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont placé le gène d’une anémone de mer dans un poisson zébré argent et noir, une espèce très répandue dans les aquariums du monde entier. Les défenseurs du “Frankenfish” espèrent d’abord convaincre les autres États et les consommateurs de l’innocuité du poisson, principalement par rapport au risque de dissémination de ce dernier dans les eaux américaines. “Le poisson tropical d’eau douce ne peut vivre ni en eau froide ni en eau salée, et sa couleur rouge lumineux fait de lui une cible facile”, avertissent ses concepteurs. La Geological Survey précise que ce poisson a été trouvé sous sa forme naturelle dans quatre lieux depuis 1968 : deux en Floride, un près de Westminster (Californie) et un enfin au Nouveau-Mexique.
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