CANADA – Des saumons transgéniques trop gourmands
Le Pr. Devlin, du Département d’aquaculture de Pêche et Océan Canada, a étudié les relations entre saumons transgénique et saumon naturels dans le cadre d’une coexistence marine. Le saumon transgénique étudié a été modifié génétiquement par le Pr. Devlin en 1994, pour exprimer une hormone de croissance dont la synthèse ne s’arrête pas durant la saison d’hiver1. En élevant dans les mêmes bassins des saumons transgéniques et non transgéniques pour étudier la compétition entre les deux espèces pour les ressources alimentaires, Devlin a montré que l’espèce transgénique s’avérait systématiquement plus vorace que les saumons sauvages. Cette voracité a pour conséquence d’exercer une pression de sélection sur les populations. Poussée plus avant, l’expérience montre que, quand les ressources alimentaires sont maintenues à un niveau faible, des individus dominants émergent, qui sont invariablement transgéniques et qui développent un comportement cannibale à l’égard des poissons plus petits tout en accaparant les quantités limitées de nourriture. De plus, tous les groupes contenant des saumons génétiquement modifiés se sont éteints ou ont connu une réduction dramatique de leur population quand les ressources alimentaires étaient faibles. En comparaison, dans les mêmes conditions, les groupes composés exclusivement de saumons sauvages ont un bon taux de survie. Ces données soulignent non seulement la pression que pourrait exercer les espèces transgéniques sur les populations sauvages une fois lâchées dans la nature, mais aussi l’importance de l’interaction entre un génotype modifié et un environnement naturel.
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