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Le vent, facteur sous-estimé pour la pollinisation croisée

Par Eric MEUNIER

Publié le 31/05/2008, modifié le 09/03/2026

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En conclusion d’une étude, publiée en juin 2007, analysant les risques de pollinisation croisée en fonction des directions de vents dominants, le Pr. Martin Hoyle de l’université britannique d’Exeter souligne que « la force du vent et sa direction sont des facteurs importants, qui ne peuvent être maîtrisés et qui n’ont pas été pris en compte pour établir les règles sur les distances minimum entre champs ». L’étude a utilisé des données collectées auprès de 27 stations météorologiques européennes, pour déterminer le trajet prévisible des pollens. Concernant les essais en champs, M. Hoyle considère que les risques de contamination pouvant grandement varier d’une année sur l’autre, la portée de leurs résultats s’en trouve relativisée. Ainsi, « il pourrait être nécessaire d’accroître la distance minimum entre les cultures GM et conventionnelles […] La distance minimum recommandée entre les différents champs devrait être calculée à partir de données météo, qu’il sera possible d’obtenir grâce à notre modèle ». Une zone tampon moyenne recommandée pourrait être de 500 mètres [1].
Son de cloche différent du côté de l’Institut d’amélioration et de protection des plantes de Halle, Allemagne : une étude effectuée sur 30 sites, avec des prélèvements tenant compte du vent, conclut que le seuil de 0,9% n’est plus atteint au-delà d’une distance 10 mètres du champ de maïs transgéniques [2].

[2« Coexistence Between GM and Non-GM Maize Crops – Tested in 2004 at the Field Scale Level (Erprobungsanbau 2004) », W.E. Weber et al., Journal of Agronomy and Crop Science 193 (2), 79-92.

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