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Impacts négatifs des maïs Bt11 et bt176 sur les microorganismes du sol
Pour l’équipe de scientifiques du Pr. Turrini de l’Université de Pise en Italie, les risques liés aux PGM doivent être évalués non seulement au travers du flux de pollen mais également dans l’espace et le temps [1]. Selon cette idée, ces scientifiques ont analysé la persistance dans le sol des produits transgéniques qui peuvent s’y accumuler et y rester « actifs ». S’intéressant plus spécialement à des champignons provoquant une mycorhization arbusculaire (symbiose formée entre des végétaux supérieurs et des champignons du groupe des Glomus présents sur toute la planète), les chercheurs ont montré, sous serre, que les résidus de PGM comme les maïs Bt11 et Bt176 provoquaient une diminution des colonies de ces champignons après 8 à 10 semaines de culture. La diminution provoquée par les résidus de maïs Bt11 au bout de quatre mois est particulièrement marquée. Les chercheurs appellent donc de leurs vœux des études sur le long terme plus poussées pour évaluer les interactions entre les plantes GM et les microorganismes présents dans les sols de culture. Cet appel devrait recevoir d’autant plus d’échos que selon le Pr. Pariske de l’Université Ludwig-Maximilian (LMU) de Munich, la mycorhization arbusculaire « est capitale, voire vitale, pour nombre de plantes » [2].
[1] “Experimental Systems to Monitor the Impact of Transgenic Corn on Keystone Soil microorganisms”, Turrini A. et al., 16ème congrès international d’IFOAM,
16-20 juin 2008, Modène, Italie. Cf. http://www.ifoam.org/events/ifoam_c…
[2] Communiqué de presse, Ludwig Maximilian Universität in München, 4 mars 2008
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