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ETATS-UNIS – Quand la recherche fait son autocritique
Aux Etats-Unis, une étude effectuée par B. Martinson, de la HealthPartners Research Foundation, et deux collègues de l’Université du Minnesota montre qu’un tiers des chercheurs interrogés « avoue avoir pris quelques libertés avec l’éthique professionnelle au cours de ces trois dernières années ». Le dit questionnaire a été envoyé à 7760 chercheurs, tous financés par les Instituts Nationaux de Santé américains (National Institutes of Health – NIH). 3247 d’entre eux ont répondu. Selon les résultats obtenus, le plagiat ou la falsification de résultats ont été pratiqués par 2% des chercheurs, confirmant ainsi des études précédentes. L’autre résultat marquant de cette étude est que 15% des chercheurs ayant répondu admettent avoir modifié leur protocole de recherche, occulté des résultats sous la pression d’un bailleur de fonds ou encore écarté certaines données sur la seule impression qu’elles n’étaient pas assez précises. Une explication avancée par l’équipe de B. Martinson est la perception de certaines injustices dans la manière dont sont distribués les financements, qui expliquerait la tendance chez les scientifiques à moins bien respecter les règles établies. Mais, toujours selon les responsables de cette étude, la pression pour publier, étant partie intégrante des critères d’évaluation, joue un rôle certain. Pour rappel, des scientifiques du NIH avaient déjà fait l’objet de critique pourcause de dépendance financière à des entreprises privées les ayant conduit à falsifier ou taire des résultats expérimentaux.
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