ETATS-UNIS – Une recherche plus transparente ?
Le Département de l’Agriculture américain a décidé de lever le voile – du moins en partie – sur le secret entourant les cultures de plantes génétiquement modifiées pour fabriquer des médicaments, une technique désignée sous le nom de “biopharming”. A l’heure actuelle, les essais réalisés en champs ne font l’objet, pour le grand public, que d’une information limitée ; le produit testé, la surface cultivée et sa localisation exacte, classés confidentiels, ne sont pas divulgués. Désormais, les citoyens seront invités à s’exprimer avant qu’un permis pour un essai de grande ampleur comportant des risques ne soit accordé. Les plus petits essais pourront quant à eux se passer de cette phase. Après la chute drastique en 2002-2003 qui avait suivi l’affaire ProdiGene (un maïs modifié pour produire un vaccin vétérinaire s’était retrouvé mélangé à du soja de consommation courante – cf. Inf’OGM n°36), l’industrie pharmaceutique a sollicité, au cours des 12 derniers mois, 13 permis de culture et la recherche publique trois autres.
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