Écocide ou le droit de la terre : un livre pour comprendre
Enfin un livre qui nous familiarise avec la notion « d’écocide ». Pourtant, ce concept n’est pas nouveau. Il était déjà question d’écocide en 1972 à propos des dégâts commis au Viêt Nam. Force est de constater que l’opposition à l’ajout du crime d’écocide dans les statuts de Rome – qui définissent les crimes internationaux : génocide, crime de guerre, crime contre l’humanité et crime d’agression – perdure depuis 44 ans. Valérie Cabanes explique la portée de ce concept juridique, notamment en l’intégrant dans un contexte historique et politique nécessaire pour en comprendre les enjeux. C’est à travers un texte très documenté que Valérie Cabanes décrit de manière fine les nombreux dégâts et catastrophes en cours sur la planète, dont l’activité humaine est responsable. Elle propose d’utiliser le droit pour poser des limites, pour pouvoir condamner les responsable et invite le lecteur à sortir de l’anthropocentrisme pour penser le droit pour la terre. L’homme devient un composant d’un tout et non plus le centre et le maître de ce tout. Au-delà d’une expertise nourrie de propositions concrètes qui montrent que tout est encore possible, ce livre est un cri du cœur pour la paix, laquelle exige une remise en question profonde des modes de vies et une condamnation de toutes les dominations et autres extractivismes. Ainsi, ne pas réformer les statuts de Rome apparaît comme la mise en exergue du déni des responsables quand pourtant tout crie autour d’eux la culpabilité pour leurs actes irréversibles.
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