Nous sommes du même camp : il est temps de rejoindre la presse indépendante
Tandis que les algorithmes des GAFAM cherchent chaque jour un peu plus à prendre la main sur nos requêtes Internet et, in fine, sur le choix de nos sources d’informations et notre libre arbitre, 28 acteurs de la presse indépendante lancent un appel aux lectrices et lecteurs à défendre le pluralisme médiatique.
En tant que membre du Syndicat de la Presse Pas Pareille, signataire de cette tribune, Inf’OGM soutient et relaie cet appel. Nous tenons toutefois à préciser que la rédaction d’Inf’OGM préfère l’appellation « usines à algorithmes » aux imparfaitement nommées « intelligences artificielles ». En effet, comme nous l’avons déjà souligné dans un article, « ces usines informatiques nécessitent des serveurs informatiques de plus en plus grands, entraînant la consommation de ressources en eau et énergie de plus en plus problématiques » et leurs usages sont bel et bien orientés par des humains… rien qui ne soit artificiel donci.
Depuis cet été en France, nos requêtes Google ne pointent plus vers des sources. Digérant des millions de pages internet, le moteur de recherche nous apporte désormais une réponse générée par « intelligence artificielle » (IA). Ce faisant, Google méprise celles et ceux qui produisent l’information et s’accapare le fruit de leur travail. Si les plus gros acteurs médiatiques pactisent avec les géants de l’intelligence artificielle, les acteurs plus modestes sont ignorés et se retrouvent totalement invisibilisés. Avec l’IA, les citoyens et citoyennes sont privés d’une part de leur libre arbitre. Ils ne choisissent plus comment ils s’informent, « on » choisit à leur place.
Google n’est qu’un exemple de la manière dont les big tech vampirisent l’information et orientent le débat public. Avant lui, Facebook avait sciemment mis au ban les médias dans les suggestions faites aux internautes. Trop peu rentables commercialement.
Tout cela ne fait que renforcer un phénomène que nous ne connaissons que trop bien : l’accaparement de la production d’information par quelques-uns au détriment de toutes et tous.
Les médias indépendants n’auront jamais à leur tête un milliardaire prêt à perdre des dizaines de millions d’euros par an pour posséder un titre de presse et l’influence qui va avec. Ils ne comptent que sur vous. Dans une période où la clarté du débat public et l’honnêteté du journalisme doivent plus que jamais primer, où l’enquête doit l’emporter sur la déférence, où il faut des médias libres pour défendre les libertés, nous vous lançons cet appel solennel et collectif.
Vous seuls, lectrices et lecteurs, nous permettrez de ne pas être définitivement invisibilisés. Il ne s’agit pas de défendre nos petites chapelles mais le pluralisme des points de vue c’est-à-dire, in fine, la démocratie, la liberté et l’égalité. Nous sommes du même camp. Rejoignez-nous, relayez, donnez, abonnez-vous ! C’est l’heure.
Les signataires :
La Presse libre, Coop médias, Arrêt sur images, Basta, Blast, Cerise la coopérative, La Déferlante, Le Média, Le Poulpe, Le Syndicat de la presse pas pareille, Les Jours, Les utopiques, L’Iceberg, L’Observatoire des multinationales, Marsactu, Mediacités, Mediapart, Next, Politis, Qui vive, Reflets, Reporterre, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Socialter, Splann !, Vert.
ihttps://infogm.org/l-intelligence-artificielle-au-service-de-la-numerisation-des-genomes/
Nous avons besoin de vous !
Depuis plus de 25 ans, Inf’OGM produit une information mise gratuitement à la disposition de toutes et tous sur l’artificialisation et l’appropriation du vivant (OGM, NTG, biotech, brevet...).
L’accaparement d’une grande part des aides publiques à la presse par quelques groupes de presse renforce la concentration des médias dans les mains de quelques hommes d’affaires. Cette concentration nuit à la qualité de l’information et au débat démocratique, qui exigent une pluralité de point de vue.
Dans ce contexte, les médias de la presse pas pareille comme Inf’OGM, qui ne reçoivent aucun revenu publicitaire et diffusent l’information gratuitement, ont besoin de vous - lecteurs et lectrices - pour continuer d’exister ! Car, même en accès libre, l’information a un coût.
Soutenir Inf’OGM, c’est œuvrer pour une information fiable, indépendante et accessible à toutes et tous sur les OGM, les biotechnologies et les semences.

